Découvrez comment renforcer la résilience de votre organisation grâce à une stratégie GRC efficace
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Points clés :

  • La GRC est une approche intégrée qui aligne la stratégie, gère l’incertitude et répond aux obligations réglementaires en combinant la gouvernance, la gestion des risques et la conformité.
  • La gouvernance, les risques et la conformité permettent de décloisonner les organisations et de travailler de manière coordonnée grâce à une visibilité partagée, des politiques unifiées et une prise de décision harmonisée entre les différentes unités opérationnelles.
  • Une stratégie GRC solide repose sur le choix et l’intégration de référentiels adaptés au secteur, tels que le modèle de capacité GRC de l’OCEG, le cadre COSO ERM, la norme ISO 31000 et le cadre de cybersécurité du NIST.
  • La mise en œuvre d’une stratégie GRC efficace nécessite de définir un objectif clair, de constituer un comité de pilotage, d’intégrer l’évaluation des risques, de concevoir des contrôles unifiés, de s’appuyer sur la technologie et d’assurer un suivi régulier.
  • Parmi les solutions GRC les plus couramment utilisées figurent les plateformes ERM, les outils de gestion des politiques et de la conformité, les logiciels de gestion de l’audit interne, les outils de gestion des utilisateurs et de contrôle des accès, ainsi que les logiciels de gestion de conseil d’administration.

La gouvernance, les risques et la conformité, ou GRC, ne se résument pas à un simple jargon d’entreprise. Dans l’environnement économique actuel, la GRC occupe une place centrale dans la stratégie des organisations et dans leurs plans de réponse aux crises. Son principe est simple : les entreprises doivent définir une direction, gérer les menaces et respecter les règles. Sa mise en œuvre, en revanche, est loin d’être aussi simple.

Selon l’enquête 2025 de l’OCEG sur la maturité GRC, 50 % des organisations réalisent désormais des évaluations formelles de maturité GRC, et plus de 60 % disposent d’un comité de supervision dédié au pilotage de la GRC. L’étude révèle également que les entités dotées de stratégies GRC documentées sont plus susceptibles de réaliser des évaluations et se montrent plus confiantes dans leur capacité à répondre aux risques, au changement et aux contrôles externes.

Dans ce guide, nous examinerons la signification de la GRC, ses avantages et ses défis, ainsi que les bonnes pratiques pour la mettre en œuvre efficacement.

Qu’est-ce que la GRC ?

La GRC est une approche intégrée qui permet aux organisations d’aligner leur stratégie, de gérer l’incertitude et de répondre à leurs obligations réglementaires en combinant trois disciplines : la gouvernance, la gestion des risques et la conformité.

L’un des objectifs principaux de la GRC est de soutenir la « performance fondée sur des principes », un concept développé par l’OCEG qui consiste à atteindre ses objectifs tout en maîtrisant les menaces potentielles et en préservant ses responsabilités juridiques et éthiques. En intégrant l’ensemble des fonctions de la GRC, les organisations peuvent réduire les silos opérationnels, améliorer la visibilité sur leur exposition aux risques et soutenir la prise de décision dans toutes les unités opérationnelles.

Quels sont les composants de la GRC ?

Quels sont les composants de la GRC

La gouvernance, les risques et la conformité constituent le concept de GRC. Voici un aperçu de leurs fonctions et de leur importance.

1. Gouvernance

La gouvernance désigne le système par lequel la direction d’une organisation pilote ses activités au moyen de règles, de processus, de rôles et de méthodes de prise de décision. Elle permet, en définitive, d’atteindre les objectifs stratégiques de l’organisation en définissant :

  • la manière dont l’organisation sera tenue responsable,
  • la manière dont un comportement éthique sera instauré et maintenu,
  • la manière dont la performance sera mesurée,
  • la manière dont les ressources seront réparties afin de remplir la mission de l’organisation et de répondre aux attentes des parties prenantes.

Fonctions clés de la gouvernance

  • Orientation stratégique et supervision : veille à ce que l’organisation ne s’écarte pas de sa trajectoire, tout en assurant la continuité entre la vision stratégique globale et les opérations quotidiennes.
  • Conduite éthique et transparente : renvoie à la façon dont une entreprise mène ses activités, reflétant son comportement éthique et sa transparence, notamment dans la définition de ce qui est jugé acceptable et approprié.
  • Responsabilisation et contrôles : détermine qui détient l’autorité à un moment donné et qui prend les décisions. Cela est essentiel pour maintenir la responsabilité et garantir l’alignement avec les normes et objectifs de l’entreprise.
  • Coordination interfonctionnelle : empêche les départements de fonctionner en silos et garantit qu’ils travaillent comme une unité cohérente. Cette coordination permet d’éviter les doublons, ainsi que la perte de temps et de ressources dans l’exécution des tâches.

2. Risque, ou gestion des risques

Dans le cadre de la GRC, le risque désigne le processus d’identification, d’évaluation et de réponse aux menaces susceptibles d’avoir un impact sur l’entreprise. Ces risques peuvent être opérationnels, financiers, juridiques, réputationnels ou environnementaux. Une gestion proactive des risques permet aux entreprises de réagir de manière appropriée aux menaces émergentes ou potentielles.

Fonctions clés de la gestion des risques

  • Identification des menaces : fournit une vue d’ensemble des types de menaces auxquelles les organisations peuvent être confrontées dans différents domaines, notamment les cybermenaces, les évolutions de marché ou réglementaires, et les défaillances opérationnelles.
  • Évaluation et priorisation : détermine la probabilité et l’impact potentiel sur l’organisation, à l’aide de méthodes qualitatives et quantitatives.
  • Atténuation et planification de la réponse : met en place des contrôles et des mesures de sécurité afin de réduire la gravité d’un événement de risque ou d’en limiter la probabilité d’occurrence.
  • Surveillance continue : consiste à suivre en permanence les indicateurs clés de risque. Lorsque les seuils sont dépassés, une alerte est déclenchée, ce qui permet d’évaluer les changements intervenus dans l’environnement de risque.

3. Conformité

La conformité comprend les systèmes de contrôle et de gestion qui permettent aux organisations de respecter les réglementations externes, c’est-à-dire les exigences légales, ainsi que les politiques internes de l’entreprise. Les obligations réglementaires externes peuvent inclure les lois sur la protection des données et les référentiels utilisés pour définir les normes de conformité, tels que l’ISO et l’HIPAA.

  • Respect de la réglementation : garantit que l’entreprise agit dans le cadre de la loi afin d’éviter les amendes importantes, les poursuites judiciaires et les sanctions pouvant découler même d’une violation accidentelle.
  • Application des politiques internes : transforme le manuel de l’entreprise en réalité opérationnelle. Elle veille à ce que les employés et les systèmes automatisés respectent effectivement les règles internes conçues pour maintenir la cohérence et la sécurité des opérations.
  • Préparation aux audits : implique une tenue systématique des registres afin de pouvoir démontrer à tout auditeur, interne ou externe, que l’entreprise respecte les bonnes pratiques. Il s’agit d’une traçabilité continue.
  • Identification et correction des écarts : agit comme un système d’alerte précoce. Elle identifie les domaines dans lesquels l’entreprise ne respecte pas ses propres standards et déclenche des mesures correctives immédiates, telles que la mise à jour des formations du personnel ou l’amélioration des contrôles techniques.

Comment fonctionne la GRC ?

L’approche Gouvernance, Risques et Conformité fonctionne en supprimant les silos existants et en créant un flux de travail collaboratif dans lequel les trois fonctions sont intégrées. Cela commence souvent par la mise en place d’un cadre GRC, qui sert de document de référence regroupant des politiques, des rôles et des contrôles communs. Ce cadre permet d’aligner les politiques, les rôles et les contrôles sur la stratégie globale de l’organisation, afin que tous les départements partagent une même approche de gestion des risques.

Dans la plupart des cas, les organisations modernes s’appuient désormais sur des applications logicielles intégrées qui remplacent les feuilles de calcul déconnectées. Ces plateformes permettent de rendre accessibles à l’échelle de l’entreprise les données et actions liées aux trois dimensions de la GRC : politiques, données de risque et conformité.

Pourquoi la GRC est-elle importante ?

La Gouvernance, les Risques et la Conformité créent un cadre structuré et intégré qui relie la stratégie d’une organisation à ses obligations réglementaires, à sa gestion des risques et à ses normes éthiques. En plus de réduire l’exposition aux risques actuels et futurs, la GRC peut également contribuer à limiter la probabilité de sanctions liées à la non-conformité.

Lorsqu’elle est correctement mise en œuvre, la GRC peut offrir de nombreux avantages, notamment :

  • une meilleure efficacité opérationnelle grâce à une allocation optimisée des ressources et à la réduction des chevauchements de gouvernance,
  • une prise de décision plus pertinente grâce à des flux de travail conformes et alignés sur les exigences réglementaires,
  • une résilience accrue face aux risques grâce à des plans de gestion des risques destinés à prévenir les crises et les interruptions d’activité,
  • une transparence et une responsabilité renforcées grâce à une organisation interfonctionnelle permettant aux départements de travailler ensemble,
  • une meilleure préparation réglementaire grâce à une surveillance continue de l’évolution des lois et normes, afin de maintenir l’entreprise prête pour les audits,
  • une optimisation des coûts grâce à la rationalisation des processus de conformité et à la prévention des audits redondants.

Quels sont les défis liés à la mise en œuvre de la GRC ?

De nombreuses organisations rencontrent des difficultés lors de la mise en œuvre de la GRC, en particulier lorsqu’elles n’en ont jamais déployé auparavant. Voici quelques défis courants auxquels elles peuvent être confrontées.

  • Intégration complexe avec les systèmes existants : de nombreux systèmes historiques ne prennent pas en charge des processus consolidés de gouvernance, de conformité et de gestion des risques. Cela peut nécessiter d’importantes ressources informatiques pour la migration des données.
  • Adhésion insuffisante de la direction : l’engagement des dirigeants peut constituer un défi, car la GRC exige un engagement important de la part des hauts responsables ainsi qu’un investissement initial conséquent.
  • Silos de données et mauvaise qualité des données : les organisations peuvent également être freinées par les silos de données et la faible qualité des informations, qui compliquent l’obtention de données de risque actualisées et en temps réel, ainsi que l’application des politiques GRC dans l’ensemble des unités opérationnelles.
  • Coûts initiaux élevés : de manière générale, les organisations doivent engager des dépenses importantes au départ pour acquérir un logiciel GRC, former le personnel et repenser les processus métier.
  • Manque de personnel qualifié : les organisations peuvent également avoir des difficultés à trouver des ressources compétentes en GRC, notamment des profils combinant des expertises en gouvernance, en gestion des risques et en conformité.
  • Interprétation réglementaire incohérente : les entreprises opérant dans plusieurs juridictions peuvent avoir du mal à respecter des lois et exigences de conformité variables.

Référentiels GRC courants à connaître

La création d’une stratégie GRC efficace nécessite l’intégration de référentiels pertinents afin de bénéficier d’une orientation structurée et de garantir la conformité. Les référentiels liés à la GRC peuvent varier selon le secteur et la juridiction, mais voici quelques exemples courants :

  1. Modèle de capacité GRC de l’OCEG : également appelé Red Book de l’OCEG, ce standard est utilisé pour mettre en œuvre des pratiques GRC fondées sur des principes. Il s’applique aussi bien aux premiers niveaux de maturité qu’aux modèles GRC avancés.
  2. Cadre COSO Enterprise Risk Management, ou ERM : ce cadre de gouvernance, de gestion des risques et de conformité se concentre sur l’appétence au risque, la tolérance au risque et l’impact sur la performance. Le cadre COSO ERM vise à fournir aux organisations des approches quantitatives et qualitatives pour évaluer les incertitudes.
  3. Norme ISO 31000 relative à la gestion des risques : cette norme reconnue à l’échelle internationale a été élaborée afin de fournir une méthodologie cohérente et structurée pour l’identification, l’évaluation et le suivi des risques.
  4. Cadre de cybersécurité du NIST, ou CSF : bien qu’il ait été initialement développé comme norme de cybersécurité, ce cadre sert également d’outil de cartographie des risques et de la conformité, en particulier dans les secteurs à haut risque.

En complément, plusieurs autres référentiels et normes croisent souvent les programmes GRC, notamment COBIT, ISO/IEC 27001, HIPAA et d’autres encore.

Étapes pour mettre en œuvre une stratégie GRC efficace

Étapes pour mettre en œuvre une stratégie GRC efficace

Il est important de rappeler que, pour les organisations, la GRC n’est pas une simple liste de vérification. Il s’agit d’un véritable cadre stratégique qui peut contribuer à atteindre les objectifs de l’entreprise, à prévenir et gérer les menaces, et à garantir une conformité éthique.

1. Définir des objectifs clairs et l’appétence au risque

La première étape dans l’élaboration d’une stratégie GRC consiste à définir des résultats précis et mesurables, tels que :

  • améliorer la posture de l’entreprise en matière de confidentialité des données,
  • réduire l’exposition de l’entreprise aux risques opérationnels,
  • satisfaire aux obligations de conformité réglementaire propres au secteur.

Chacun de ces objectifs doit être directement lié à la stratégie globale de l’organisation et inclure des niveaux de tolérance au risque, afin que les réponses aux risques puissent être priorisées de manière systématique.

2. Constituer un comité de pilotage GRC

Pour garantir la responsabilité et la transparence, il convient de constituer un comité de pilotage GRC composé de responsables de la conformité, du juridique, de l’informatique, des opérations et de la gestion des risques. Ce comité contribue à prendre des décisions liées aux risques et à la conformité sur la base des informations provenant de ces départements. Il convient également d’identifier les rôles, les responsabilités, les droits de décision et les voies d’escalade afin d’aligner les efforts dans l’ensemble des unités.

Quelques actions à mettre en œuvre :

  • désigner une personne responsable de la gestion, du suivi et de l’atténuation de chaque domaine de risque et de chaque exigence de conformité,
  • définir des relations de reporting cohérentes avec des sponsors exécutifs désignés,
  • élaborer et documenter les chartes et procédures formalisées au sein du comité de gouvernance.

3. Intégrer l’identification et l’évaluation des risques

Il est essentiel que l’évaluation des risques soit un processus continu et interconnecté. Une stratégie GRC mature doit disposer d’un référentiel centralisé et de catégories de risques, telles que conformité, opérations ou cybersécurité, puis les classer selon leur probabilité ou leur impact. Cela permet de créer des cartes thermiques et d’autres modèles visuels afin de présenter clairement l’exposition aux risques à toutes les parties prenantes.

En outre, en définissant un langage commun du risque et une méthodologie de notation homogène entre les différents départements, la direction générale peut établir une évaluation des risques cohérente et comparable.

4. Concevoir des cadres de contrôle unifiés

Il existe de nombreux types de contrôles permettant de réduire les risques de conformité tout en répondant aux obligations réglementaires. Les politiques, les procédures, les vérifications système et les dispositifs techniques de protection en sont quelques exemples. Il est toutefois recommandé de développer une bibliothèque de contrôles qui :

  • consolide les exigences de contrôle issues de plusieurs référentiels et normes,
  • cartographie les contrôles par rapport aux risques et aux exigences réglementaires,
  • précise la responsabilité, les exigences de preuve, la fréquence des tests et les critères de réussite pour chaque contrôle.

En centralisant les exigences de contrôle dans une bibliothèque unifiée, les tests redondants sont évités, par exemple lorsque l’ISO 27001 et le PCI DSS comportent des contrôles similaires, et la préparation aux audits est accélérée.

5. S’appuyer sur la technologie pour faire évoluer les processus GRC

Une culture efficace de sensibilisation aux risques et de responsabilisation en matière de conformité exige plus que de simples technologies et processus. Une mise en œuvre réussie nécessite l’intégration et la formation continue de toutes les personnes concernées, depuis les dirigeants jusqu’aux équipes de terrain, en passant par l’ensemble du personnel.

Cela suppose des programmes de formation adaptés aux différentes fonctions, par exemple les membres du conseil d’administration ou les équipes de direction, afin de fournir les compétences et connaissances nécessaires sur les politiques de conformité, à la fois sur leur contenu et leur raison d’être. Il est également essentiel de reconnaître les comportements positifs en matière de conformité, afin de renforcer davantage le changement culturel.

6. Assurer le suivi et l’amélioration continue

Enfin, il est essentiel de mettre en place un suivi et des tests réguliers et continus de votre stratégie GRC. Les pratiques de l’entreprise doivent être ajustées à mesure que les réglementations évoluent, que les opérations changent et que de nouvelles technologies ou menaces apparaissent. Il convient d’établir une cadence opérationnelle comprenant :

  • un examen trimestriel des risques et des tests de contrôle sur les dispositifs en place,
  • une revue annuelle des politiques et de leurs mises à jour, alignée sur les évolutions réglementaires,
  • des exercices annuels de planification de scénarios et de simulation.

Ces actions sont essentielles pour recueillir des retours pertinents sur l’amélioration du processus et des outils GRC. L’amélioration continue des stratégies GRC est indispensable pour éviter la complaisance et garantir leur pertinence dans la durée.

Cinq solutions logicielles GRC courantes pour les entreprises modernes

Cinq solutions logicielles GRC courantes pour les entreprises modernes

Pour les entreprises tournées vers l’avenir, les outils GRC constituent l’infrastructure technologique qui transforme les processus cloisonnés en flux de travail fondés sur les données. Ils jouent également un rôle important dans la gestion de l’environnement réglementaire et des risques systémiques. Parmi les solutions logicielles GRC les plus courantes figurent :

1. Plateformes de gestion des risques d’entreprise

Les logiciels ERM collectent et stockent toutes les données relatives à « l’univers des risques » de l’entreprise dans un emplacement centralisé. Ils permettent aux organisations de prendre en compte les relations entre les risques individuels, plutôt que de considérer chaque risque comme un incident isolé. La plupart des plateformes ERM utilisent également une approche de modélisation quantitative afin d’identifier les corrélations entre certains risques. Par exemple, ces outils peuvent aider à cartographier l’impact potentiel d’une défaillance technique sur les revenus d’un centre de données.

En outre, les plateformes ERM peuvent permettre aux responsables des risques de passer d’une atténuation réactive à une prévision proactive des risques. Cela contribue à garantir que l’appétence au risque de l’organisation est correctement appliquée dans l’ensemble de ses départements.

2. Outils de gestion des politiques et de la conformité

Les outils de gestion de la conformité et des politiques agissent comme un référentiel numérique synchronisant les comportements internes de l’entreprise avec l’environnement réglementaire. Ces outils sont souvent associés à une matrice de traçabilité. Celle-ci identifie les contrôles et exigences internes à satisfaire pour répondre aux obligations réglementaires, par exemple le règlement général sur la protection des données de l’Union européenne ou la loi Sarbanes-Oxley aux États-Unis.

Lorsque les régulateurs modifient leurs exigences, ces outils peuvent déclencher un flux de travail automatisé afin de déterminer toutes les politiques concernées par ces changements. Cela permet d’alerter les parties prenantes touchées par les évolutions réglementaires et de suivre l’ensemble des mises à jour nécessaires des politiques.

3. Logiciels de gestion de l’audit interne

Les outils d’audit interne offrent aux entreprises une couche de validation automatisée au-dessus de leurs autres processus. Au lieu de s’appuyer sur des audits par échantillonnage pour vérifier l’intégrité des processus, ils utilisent l’audit continu et la surveillance continue pour analyser les données traitées par chaque système d’entreprise.

Sur le plan technique, l’audit continu et la surveillance continue reposent sur la création de scripts automatisés ou de robots qui signalent en temps réel les anomalies, telles que les paiements en double ou les modifications système non autorisées. Le département d’audit passe ainsi d’une fonction de reporting annuelle à un fournisseur continu de retours systématiques et en temps réel sur l’état des systèmes de contrôle interne.

4. Outils de gestion des utilisateurs et de contrôle des accès

Les outils de gestion des utilisateurs et de contrôle des accès garantissent que seules les personnes autorisées peuvent accéder à certaines zones. Ils utilisent des rôles pour s’assurer que les employés disposent de l’accès aux fichiers et logiciels nécessaires à leur fonction. Ils obtiennent ainsi ce dont ils ont besoin, sans plus, ce qui permet de prévenir les fuites d’informations.

Ces outils fonctionnent également comme une patrouille de sécurité automatique. Par exemple, si une base de données est configurée pour être accessible au public, le système déclenche une alerte et la replace immédiatement dans un état sécurisé, sans intervention humaine supplémentaire.

5. Logiciel de gestion de conseil d’administration comme outil GRC

Les logiciels de gestion de conseil d’administration sont généralement utilisés comme outils de supervision exécutive, conçus pour relier les données opérationnelles à la responsabilité fiduciaire. La plupart de ces plateformes offrent des environnements hautement sécurisés où les conseils peuvent stocker, consulter et approuver des documents et fichiers essentiels aux exigences juridiques et de conformité de l’organisation. Dans l’ensemble, un système GRC tel que Convene peut faciliter efficacement la prise de décision, la supervision et la collaboration au niveau du conseil.

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